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Fin juin 1914, l’Europe commence à s’embraser. L’empire Austro-Hongrois réclame vengeance suite à la mort de l’archiduc en Serbie. Le jeu des alliances se met en route, la guerre semble inévitable.

La Triple Entente (France, Royaume Unie, l’Empire Russe) se met en place, entre autre pour aider le Royaume de Serbie et la Belgique, face à une Triple Alliance (Allemagne, Empire Austro-Hongrois) prête et fortement armée. Du côté allemand, la guerre était voulue et inévitable. Les armées étaient prêtes et supérieures militairement à leurs voisins.

Août 1914 (tour 1)

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L’Allemagne, à la surprise générale, lance une offensive sur la Belgique. C’est un réel succès et en quelques jours seulement, la Belgique succombe. Liège, bastion solide du pays, tombe suite à un pilonnage constant (guns of august) et les armées allemandes s’ouvrent une voie directe vers la France. En Belgique, c’est l’hécatombe. Des milliers de soldats sont faits prisonnier et le pays est au bord du gouffre. Seul Anvers et Bruxelles continuent de résister, aidées par les anglais.

La 5ème armée française, bien installée à Sedan, se retrouve rapidement encerclée. Les allemands continuent leurs percées et s’emparent de Sedan suite à une victoire éclaires, décimant l’armée française sans subir de dégâts (un petit groupe s’enfuit vers Cambrai). La route vers Paris est ouverte.

La France est sous le choc. Le commandement français prend alors une décision d’un genre nouveau. Il ordonne de commencer la création de tranchée à Bar Le Duc. Les hommes s’enterrent. Bruxelles suit l’exemple sous l’impulsion anglaise (refusant de s’enfuir vers la mer comme il avait été dans un premier temps ordonné).

Les allemands choisissent de faire de même à Sedan, qui devient une place forte de leur avancée. Bien installé dans cette petite ville fort jolie et bien défendue, ils s’en servent comme base d’opération pour le front français. S’ensuit alors des affrontements entre les troupes allemandes et la 1ère armée Belge (la seule qui reste) aidée par les anglais bien retranchés à Bruxelles. Par deux fois, la capitale belge subit des attaques massives, par deux fois elle résiste au prix de beaucoup de destruction.

Les allemands décident alors de lancer une offensive sur Nancy depuis Strasbourg. L’assaut est repoussé au prix de la débandade de la 2ème armée française. L’armée allemande décide de protéger Strasbourg par des tranchées.

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Pendant ce temps, les troupes de l’empire Austro-Hongrois ne restent pas sans rien faire. Aussitôt, l’ordre donné (début août), ils marchent sur Belgrade. L’armée Serbe tente vainement de résister et finit par succomber. Belgrade tombe. Mais le Royaume serbe ne se rend pas sous l’impulsion de son roi et beaucoup de résistants quittent la ville pour rejoindre la deuxième armée serbe.

Septembre 1914 (tour 2)

Mais l’Allemagne n’est pas en guerre qu’à l’Ouest. Dès le début, elle a cherché à ouvrir un second front à l’Est et plus directement face à l’Empire Russe.

L’Oberost (le haut commandement de l’autorité militaire allemande d’occupation des territoires conquis de l’Est) se réunit et commence à prévoir l’administration des territoires capturés sur le front Est et surtout face à l’Empire Russe.

Les campagnes de mobilisation battent leur plein. Londres et Breslau recrutent en force.

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A l’Est, les mouvements de troupes commencent à se voir. Les russes se dirigent vers leurs frontières.

Pendant ce temps, l’armée belge tente d’encercler l’armée allemande de Sedan. Sous l’impulsion des anglais, elle arrive à récupérer Liège (alors en ruine).

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Les russes poussent jusqu’à Dantzig pour prendre de court les allemands. La deuxième armée assiège la ville. La quatrième armée occupe Tannenberg. C’est une erreur stratégique que les allemands vont vite entrevoir. Ils attaquent Tannenberg aussitôt. Les armées allemandes mieux préparées et plus fortes écrasent les russes, coupant ainsi le ravitaillement des assiégeants. La deuxième armée russe se retrouve isolée et sans ressource. Elle finit par se rendre.

Automne 1914 (tour 3)

Au Royaume de Serbie, Belgrade est attaquée par l’armée de résistance serbe. Les Austro-Hongrois n’arrivent pas à garder la ville. Ils se replient sans trop de dégâts.

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Sedan se renforce sur le front Ouest.

La nouvelle se répand qu’un nouveau type d’armement va voir le jour chez les alliés, ils appellent cela un tank.

Erich Georg Anton von Falkenhayn devient le chef de l’état-major général de l’armée allemande.

Il décide alors de lancer, conjointement avec les Austro-Hongrois, de grandes offensives sur l’Est.

Sur le front russe, les allemands prennent Lodz et Varsovie. En Serbie, Belgrade est de nouveau reprise. Ce qui marque la fin des armées serbes (mais pas de leurs résistances).

Les russes tentent une percée et réussissent à s’emparer de Konigsberg.

A la fin de l’automne, les forteresses de Belgrade, Varsovie et Konigsberg sont démantelées.

Juste avant l’hiver, l’Empire Ottoman décide d’officialiser son entrée en guerre dans le camp de la Triple Alliance.

Hiver 1914 (tour 4)

Front Est, les russes se déplacent vers l’Empire Austro-Hongrois. Ils prennent Czernowitz (Tchernivtsi ) puis Munkacs (Moukatcheve).

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Les allemands en profitent pour continuer leur percée et reprennent sans trop de difficultés Konigsberg, Insterberg mais sont stoppés à Grodno (Hrodna). Une troupe allemande tente de priver les ravitaillements de toute la Russie en contournant les lignes mais elle est finalement stoppée et anéantie.

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Les russes tentent continuent leurs attaques vers l’empire Austro-Hongrois. Cracow (Cracovie) tombe et une partie de l’armée autrichienne se fait encercler. Sans ravitaillement possible, ils se rendent.

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Sur le front Ouest, les attaques s’intensifient. Nancy (du côté allié) résiste, Sedan (du côté allemand) aussi.

L’armée autrichienne est réduite à peu de troupes (surtout occupées par le cas serbe).

Printemps 1915 (tour 5)

Début 2015, l’Italie choisit de rentrer en guerre du côté des alliés.

Sur le front Est, les combats s’intensifient.

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Les russes réussissent une percée et poussent jusque Breslau (Wrocław). Ils l’assiègent. De plus, l’armée occupant Munkacs se déplace vers Cluj. Voyant cette avancée, les allemands tentent de couper leurs lignes de ravitaillement. Ils prennent Lodz mais sont repoussés, ce qui met fin à leur tentative.

Dans l’empire Austro-Hongrois, suite à la défection d’une grosse part de leur armée, une grande vague de recrutement a lieu. Dans un autre temps, ils donnent l’ordre de poursuivre les serbes et prennent Valjevo. La résistance serbe en prend un coup. Il ne lui reste que quelques troupes peu armées.

Les allemands réussissent à prendre Plock aux russes.

En même temps, sur le front Ouest, la guerre s’enlise. Nancy est encore une fois sauvée de justesse par le courage de ses soldats.

Été 1915 (tour 6)

Sur le front Est, les russes résistent encore à Lodz.

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La Roumanie décide de rentrer en guerre aux côtés des alliés.

Pendant que les russes recrutent en masse, Lodz finit par tomber face à l’impressionnante machine de guerre allemande. Ils continuent d’ailleurs sur leurs lancées en prenant Czestochowa.

Sur le front italien, les Austro-Hongrois se décident à bouger. Ils prennent Udine. Cependant, ils échouent à deux reprises face à Venise. Les italiens fort de cette résistance décident de contre attaquer et prennent Villach (pensant arriver à terme à couper les lignes de ravitaillement autrichiennes).

Sur le front Ouest, Verdun continue à s’enliser dans des tranchées de plus en plus profondes. Les allemands tentent une première offensive sur la ville bien défendue qui résiste.

Walther Rathenau se lance en politique du côté allemand et en appelle à la « guerre totale » jugée pour lui comme nécessaire pour une victoire sans appel. Le parti de la guerre totale commence à gagner de nombreuses voix du côté allemand. Il met toutes ses entreprises au service de l’armée.

Automne 1915 (tour 7)

Sur le front Est, Ivangorod est assiégée par les allemands. Les russes tentent de le reprendre mais perdent. La défaite russe s’étend suite à la perte de Tarnow. Ivangorod finit par être rasée à la fin de l’automne.

Les autrichiens recrutent à Vienne.

Les serbes subissent encore des pertes et sont repoussés à Nis.

Sur le front Ouest, Trieste est assiégée par les armées italiennes malgré une défaite de la grosse armée à Udine.

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En France, Nancy subit de lourdes attaques. Les allemands ont décidé de concentrer leurs attaques sur cette ville déjà fort affaiblie. Après, une résistance acharnée, elle finit par se rendre. C’est une grosse victoire militaire pour l’Allemagne, sa première depuis Sedan à l’Ouest.

Après quelques échauffourées, Verdun et Metz continuent de s’enterrer.

Enfin, on commence à voir l’armée ottomane en action. En effet, elle résiste à l’offensive russe sur Rize.

Hiver 1915 (tour 8)

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Sur le front Ouest, les Austro-Hongrois reviennent en force en Italie. Ils se lancent dans une offensive éclaire. Ils prennent de nombreuses villes alors que les troupes italiennes semblent vouloir s’enfuir en échappant au combat. Rome finit par tomber suite à quelques échauffourées entre les deux armées. Les italiens appellent cette stratégie militaire « la Calzone ».

L’Afrique subit aussi la guerre et les colonies allemandes s’imposent.

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Sur le front Est, les troupes russes continuent leur percée dans l’empire Austro-Hongrois occupé en Italie. Ils prennent Miskolez puis Budapest après avoir rejoint l’armée roumaine.

La Grèce (sentant le vent tourné) rentre en guerre du côté des alliés.

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Les russes continuent leur offensive en territoire Ottoman et assiège Erzingan (Erzincan).

Comme chaque hiver, le moral allemand continue de baisser. La ville de Nancy et de Erzingan finissent par perdre leurs forteresses.

Printemps 1916 (tour 9)

Sur le front Est, Lodz subit encore des attaques et tombe à nouveau.

Les grecs, frais et disponibles, se lancent à l’aide des russes et des serbes. Ils remontent donc vers le nord. Les troupes grecs, pourtant peu armées et en sous effectifs, réussissent à prendre Valjevo, Sarajevo, Banja Luka, Zagreb et Trieste aux Austro-Hongrois.

La « Calzone » arrive à son apogée lorsque les troupes italiennes prennent de vitesse les troupes austro-hongroises en remontant vers le nord et en leur coupant toute ligne de ravitaillement. Grosse victoire pour les italiens qui font prisonniers trois armées entières.

Sur le front Ouest, les alliés tentent une grande offensive cumulée avec l’aide des tanks sur Sedan. L’assaut mené par les français est une fois encore une véritable défaite. Les allemands offrent une résistance exemplaire.

S’ensuit alors une offensive, allemande cette fois, sur Verdun. Celle-ci résiste mais subit des pertes plus qu’importantes.

Été 1916 (tour 10)

Sur le front Ouest, Verdun est attaquée. Cette fois, les allemands ont décidé d’en finir. Ils mettent tout leur effort dans cette bataille. La ville est sous le feu. Par deux fois, elle résiste, réussissant à recevoir du renfort. La troisième fois, les troupes sont anéanties. Les allemands occupent la ville.

Les français continuent à tenter de « jouer à la guerre ». Le haut commandement français décide de lancer une offensive sur Nancy. Mais trop occupé par la défaite de Verdun, le moral n’y est pas. Nancy résiste et les français perdent une grosse partie de leurs armées. Les renforts se font rare. La population n’y croit plus.

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Les anglais arrivent cependant en forme (en 1916 enfin!) et lance une offensive sur Verdun. Ils arrivent à la reprendre à des troupes allemandes déjà bien entamées.

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Sur le front Sud, les roumains tente de reprendre Belgrade. Ils réussissent après des pertes lourdes.

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La Bulgarie sentant la victoire militaire, se range du côté de la Triple Alliance. Leur troupe marche vers la Roumanie et remporte une victoire à Ploesti. L’armée roumaine n’existe presque plus ce qui entraîne de nombreuses défections.

La Triple Alliance se lance dans une guerre totale.

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Budapest est repris par les Austro-Hongrois et les russes sont obligés de retraiter. Cependant, sans ravitaillement, l’impétueuse armée russe se rend aux portes de Vienne.

Fin de l’été 1916, la victoire militaire de la triple alliance semble bien partie. Leur puissance et leur avancée technologique rencontre peu de résistance. Les alliés sont au plus mal. La France n’a presque plus de troupes. Les anglais ne semblent pas prendre le conflit au sérieux. Les roumains sont quasiment détruits. Les Serbes n’ont des troupes qu’au Montennegro. Les italiens ne sont guerre brillant. Les russes sont cantonnés au nord du pays. Seuls les grecs semblent en forme.

De plus, malgré de forts appels diplomatiques, les américains ne veulent pas entendre parler du conflit et surtout pas d’une participation de leur part.

Hiver 1916 (tour 11)

Depuis presque un an maintenant, la guerre est totale chez les alliés. Toutes les ressources disponibles sont mises au service des combattants. Et pourtant, devant l’impressionnante force allemande rien ne semble fonctionner.

L’Air force arrive cependant à mettre un coup à l’économie allemande en bombardant ses usines.

Sur le front Est, malgré quelques poches bolcheviks qui commencent à apparaître, le Tzar continue à gouverner d’une main de fer son pays. Les allemands prennent cependant le sud de la Russie en assiégeant Odessa. Au nord, les russes tentent de faire une percée mais échoue face au mur allemand à Lodz.

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Les russes continuent leur progression dans l’Empire Ottoman et prennent Kharput (Elazig).

Les allemands décident d’avancer dans les terres russes.

Mais ce que ne savait pas l’allemand, c’est qu’en réalité tout ça fait partie d’un plan de masse plus large. Dans le plus grand secret, les chefs des états-major russes, italiens et grecs se sont rencontrés à Rome. Ensemble, et sous l’impulsion russe, ils ont mis au point une stratégie militaire ambitieuse.

L’armée Austro-Hongroise étant fortement diminuée et éloignée suite à la technique de la « Calzone« , ne fait plus obstacle. Mais, il restait des troupes allemandes assez proches et pouvant mettre à mal cette stratégie osée.

Pris à la gorge à l’Est, les russes se sont offerts comme diversions. Ils ont alors réussi à éloigner et à occuper les troupes allemandes assez fortement pour qu’elles s’éloignent de zones dites stratégiquement accessibles. Pou cela, ils se sont lancés dans des affrontements perdus d’avance mais qui ont eu le mérite de donner confiance aux allemands. Ceux-ci se sont alors lancés à leur poursuite.

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Le front étant libéré, le plan s’est alors mis en action. Les troupes italiennes se sont alors lancées sur l’Allemagne. Sans réellement d’opposition, elles ont pris Essen. La ville d’Essen, n’était pas seulement un point de recrutement mais surtout le point crucial de la survie de la ligne de ravitaillement  pour les armées allemandes du front Ouest.

L’allemand sentant le danger mais surtout le manque de temps tente de revenir s’emparer d’Essen. Ses armées se mettent donc en marche. C’est alors que les grecs exécutent leur part du plan. Leur troupe se sacrifie en se mettant en travers du chemin de l’allemand. Celui-ci sait maintenant qu’il ne peut revenir à temps, surtout que l’hiver est très rude.

L’allemand résigné fait un ultime combat contre les grecs.

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L’hiver frappe et devant le manque de ressources, la baisse de motivation suite à 2 ans de guerres acharnées, les troupes Ouest allemandes se rendent en masse. Le front Ouest est fini. Le haut commandement allemand prend alors la décision la plus juste pour son peuple. Il capitule politiquement et militairement.

Sans l’aide de l’Allemagne, la triple alliance est finie. La Bulgarie, l’empire Austro-Hongrois et enfin l’empire Ottoman capitule dans la foulée.

La première guerre mondiale s’achève donc par une défaite de la Triple Alliance, mais surtout par une entente et une stratégie militaire d’un culot sans précédent. Les grecs, les italiens et les russes ont réussi l’impensable. Personne n’aurait misé sur ces deux premiers et pourtant…

Mais au finale, ce qu’il faut retenir de cette guerre 1914-1916, c’est l’atrocité des conflits, l’échec de l’armée française à remporter un combat seule, les innombrables morts, la puissance militaire allemande, et surtout le courage et la volonté des grecs et des italiens.

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